30.03.2008

Tonight, I'm not afraid to tell you what I feel about you

Je crois que je n'apprends rien à personne en disant que le corps est une machine exceptionnelle, surtout la mémoire.
La plupart du temps, les souvenirs de bons moment passés avec les autres me reviennent en chanson. Là, c'est une tout autre sensation, à chaque fois que je lis ce livre de Virginie Despente.
Il me rappelle une personne, il me rappelle une époque. Une époque où le bonheur commençait à pointer son nez. Bien sûr, j'ai tout gaché. Je ne veux pas recommencer avec mes suppositions à la con pourtant il y en a une qu'il faut que je sorte: Si j'avais été plus mature, on serait peut-être encore ensemble. C'est débile de remuer le passé, mais c'est l'effet que me fait ce livre.
Pas seulement à cause du titre, qui n'était autre le surnom que je t'avais donné, Blondie, mais aussi à cause du personnage, qui me rappelle ton visage, ta façon de te comporter, petite fille aux yeux de biche, au teint de porcelaine, aux lévres d'un rouge éclatant, petite poupée paumée dans un monde de grand, jme rappelle encore de ton odeur, de ta violence qui me faisait peur parfois, du rempart qui entourait ton coeur pour ne pas être blessée. Je n'ai pas eu à forcer pour entrer dans ton coeur, mais je m'en veux de l'avoir blessé en n'ayant rien fait pour te retenir.
Petite fille butée et colérique, que j'ai aimé, que j'aurai pu aimer encore plus si je n'avais pas pris les jambes à mon cou. Je ne nous ai pas laissé de chance et je m'en veux. Je suis partie comme une voleuse. Je me déteste encore d'avoir fait ça. Aujourd'hu, jme dis qu'au fond, on n'était pas si differente que ça, toi, tu avais juste le courage d'assumer cette noirceur, alors que moi je me cachais derrière un calme imperturbable.
Tu es mon meilleur souvenir. Et quand je lis ce livre, la nostalgie que je ressens me fait plus de bien que de mal.

Bye Bye Blondie.


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